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Titre | Le banc public
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| la victime |
Il se souvient étant enfant quand son vieux lui faisait peur. Il aimait cet homme brutal et l’admirait tant
qu’il n’osait penser lui ressembler un jour ; Comment attirer son attention ? Comment lui dire « je t’aime
papa ! » ? Il s’était désespéré et avait vite compris qu’en faisant des bêtises, le Brutal lui retournait
une baffe, claquante certes, mais il s’occupait de lui, l’enfant qui en avait tant besoin ; à chaque fois
qu’il était secoué par la vie, il souffrait mais en tirait la jouissance sourde de penser que son vieux
l’aimait tout de même. Qui pourrait bien le martyriser, qui pourrait l’écraser ? Mais tout le monde ; il
lui suffisait avec une adresse consommée, de se présenter comme une victime et il n’était pas un homme
qui ne résista alors à le lui faire sentir ; d’avance, il était consentant. |
| Le coupable |
C’était un rêveur. Non pas qu’il eut quelque absence au moment où il aurait dû être concentré. Non, c’était un incontinent du rêve. Certains narcoleptiques tombent de sommeil en quelques secondes sans pouvoir se contrôler. Eh bien, lui, rêvoleptique, tombait en rêve à tout instant, sans drogue, sans potion, sans entraînement. On le voyait le regard vague, le sourire baveux, la lèvre pendouillante, gober les étoiles de son ciel trouble. C’était en fait le seul moyen de passer les frontières avec des diamants en fraude dont il ne s’apercevait même plus lui même qu’il les avait avalés. Mais tout aussi bien aurait-il décroché la tête de la Grande Ours pour la lécher avant de la jeter dans le feu de joie sur la plage sans même remarquer que c’était celle de sa dernière victime dont il venait de violer la femme. C’était un rêveur ; quoi dire de plus ? |
| L'arme du crime |
- Alors commissaire avez-vous trouvé l'arme du crime ?
- Oui, bien sûr, il s'agit d'un pot de peinture.
- Eh bien ! il y en a qui prennent tout ce qui leur passe sous la main pour
frapper.
- Mais pas du tout ; il n'y a eu aucun coup.
- Je ne comprends pas.
- Pour tuer sa victime, l'assassin n'a fait que de la peindre un peu.
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Bravo, cette nouvelle qui vous ressemble est un chef
d'œuvre. Mais si ! Travaillez la encore un petit peu et lisez-là à
vos amis, ils seront épatés.
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comment un auteur à traité le sujet, vous pouvez télécharger
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de 2€. Le banc public | |